10 conseils pour préparer et réussir l'ascension du Mont Blanc

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France

4810 mètres : ce n'est pas rien ! J'ai l'habitude de faire des randonnées en montagne mais je n'avais jamais dépassé les 3000 mètres ni fait d'alpinisme. Le Mont Blanc comme premier sommet, c'est possible, à condition de respecter ces quelques conseils précieux afin de faire de ce rêve une réalité.

Au sommet du Mont Blanc

On ne va pas se mentir, le Mont Blanc est loin de la balade de santé et n'est pas un sommet à prendre à la rigolade : on se parle de plus de 3000 mètres de dénivelés en moins de 48h dans un environnement hostile et dangereux. Sur les 20 000 alpinistes qui tentent l'ascension chaque année, seulement 50% parviennent à aller jusqu'au sommet (et 30% parmi ceux qui font l'ascension sans guide), et on dénombre plusieurs morts chaque année. Je vous livre donc tous mes conseils (dont certains que j'aurais aimé connaitre avant !) pour mettre toutes les chances de votre côté et faire partie des personnes qui parviennent à grimper jusqu'au mythique sommet.


Je t'invite à lire mes autres articles sur le Mont Blanc ici (récit de mon ascension), ici (comment préparer son sac) ou encore ici (mon école de glace sur la mer de glace). Et si tu aimes la montagne et les défis un peu fous, je t'invite à me suivre sur Instagram

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1/ Une bonne préparation physique pour travailler son rythme cardiaque

Le Mont Blanc c'est 3000 mètres de dénivelés positifs en 48 heures, et le jour de l'ascension entre 9 et 12h d'effort intense. Pour optimiser sa condition physique et avoir le cardio nécessaire, il faut idéalement prévoir un entrainement 3 mois avant l'ascension à base de footing (de 10 à 15 kms) et de vélo (sorties de deux à trois heures) en plaine, deux à trois fois par semaine. Ensuite, il faut continuer ces mêmes sports mais avec un dénivelé de plus en plus important pour muscler les cuisses et les fessiers. Je pense qu'il est également essentiel de prévoir quelques sorties en montagne avec des bons dénivelés les mois précédents l'ascension pour acquérir une bonne endurance. Bien sur, ce programme dépend forcément des prédispositions sportives et physiques initiales de chacun.

Pour ma part, je dois avouer que je n'ai pas du tout respecter ce programme puisque j'ai décidé de faire le Mont Blanc 3 semaines plus tôt. Je n'ai quasiment jamais couru de ma vie alors j'ai fait 4 ou 5 footings de 30 minutes. Cela est à nuancer car je suis tout de même quelqu'un de plutôt sportive et musclée, ce qui a du m'aider à tenir le coup. Mais honnêtement, je n'étais pas du tout assez préparée et je m'en suis rendu compte rapidement durant l'ascension : j'étais très souvent à bout de souffle, et je pense que cette ascension fut l'effort le plus intense de ma vie. Franchement, on ne se rend pas compte à quel point c'est dur physiquement jusqu'à ce qu'on le vive. C'est d'ailleurs l'une des raisons principales pour laquelle les gens ne vont pas jusqu'au sommet, donc si je peux vous donner un conseil c'est de respecter ce programme d'entrainement pour booster votre cardio. En étant plutôt sportif, on peut certes réussir l'ascension sans un programme d'entrainement complet, mais plus on s’entraine avant, plus l’ascension s’effectuera avec aisance (et plus vous aurez de chance d'aller jusqu'au bout).

Au-delà de la préparation il est indispensable d'acquérir une bonne l’endurance et être capable de marcher pendant de longues heures, avec des dénivelés importants. Concernant les sorties en montagne, j'ai fait 2 belles randonnées avec dénivelés les semaines précédents mon ascension (à basse altitude, de 5 heures, dans les Gorges du Verdon et dans le Jura) et 2 randonnées la semaine de mon ascension en moyenne montagne vers Chamonix (avec bivouac en altitude, et donc un certain poids dans le dos).

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2/ Un apprentissage des techniques d'alpinisme avec une école de glace

Pour faire l'ascension du Mont Blanc, il faut maitriser l'utilisation du piolet et des crampons et savoir s'encorder correctement. Je n'avais jamais eu ce matériel dans les mains jusqu'alors, et pour apprendre les bases rien de mieux qu'une école de glace pour s'initier à toutes ces techniques inconnues. J'ai réalisé mon école de glace en une journée sur la Mer de Glace et je te raconte cette journée en détail dans cet article.

J'ai eu de la chance car j'ai appris assez vite les techniques et j'ai su me débrouiller rapidement. L'école de glace est une bonne base mais ce ne sera pas forcément suffisant si ce n'est pas intuitif dès le début pour toi ou que les conditions météorologiques ne sont pas optimales lors de ton ascension du Mont Blanc (ce qui nécessite naturellement des compétences techniques plus poussées).


Raison pour laquelle je te conseille de faire un autre sommet en haute altitude plus facile une fois ton école de glace réalisée pour t'entrainer dans de vraies conditions, te préparer à la progression en cordées et t'appréhender au matériel. De nombreux organismes proposent d'ailleurs des stages de 5 à 6 jours avec un sommet avant le Mont Blanc : ça peut être une formule intéressante. C'est également l'occasion de t'acclimater à l'altitude quelques jours avant (voir conseil numéro 3). Cependant, c'est aussi prendre le risque d'arriver au Mont Blanc fatigué pour l'ascension après un stage d'une semaine.

Je te conseillerais plutôt de faire cet autre sommet quelques semaines avant ton ascension du Mont Blanc, c'est aussi l'occasion de tester tes capacités physiques et techniques pour le Mont Blanc : si le sommet est plus facile et que tu n'arrives pas à aller jusqu'au bout, c'est qu'il te faut encore de la préparation avant d'attaquer le Mont Blanc. Autre point de vigilance : une course à 4000 mètres n’a rien à voir avec une randonnée à 2500 mètres, aussi longue et difficile soit-elle. C'est donc un bon moyen de tester ta réaction au « Mal Aigu des Montagnes » dont certains y sont très sensibles (et ne pourront ainsi jamais dépasser les 4000 mètres). Les autres sommets (comme par exemple le Grand Paradis, à la frontière italienne, un sommet que j'ai fait récemment en ski de randonnée et qui se fait très bien en alpinisme) coûtent bien souvent deux à trois fois moins chers que le Mont Blanc : ça peut donc être un bon test avant de dépenser 1600€ pour le Mont Blanc, mais aussi une belle sortie d'entrainement et une superbe expérience.


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3/ Une acclimatation en altitude les jours précédents l'ascension pour éviter le mal des montagnes

La dernière phase de préparation consiste à s'acclimater en altitude juste avant la date de l'ascension, pour éviter le mal des montagnes. Le mal des montagnes est dû au déficit en oxygène ressenti en haute altitude. Les symptômes comprennent des maux de tête, une fatigue, des nausées ou une perte d'appétit, une irritabilité, et dans les cas plus graves, un essoufflement, une confusion et même un coma. Pour s'acclimater il est nécessaire de passer du temps en altitude (le mieux étant d'y dormir) dans les jours précédents le sommet pour que le corps ait le temps de s’adapter au manque d’oxygène.

Acclimatation & randonnée au Lac Blanc
Bivouac à 2300m
Bivouac à 2300m

N'ayant pas pris de stage avec un sommet sur les premiers jours de la semaine (et une nuit en haute altitude pour s'acclimater), j'ai fait quelques randonnées et nuits en bivouac pour m'acclimater à l'altitude :
Nuit 1 : nuit en bivouac à 1620m près du Refuge de Varan
Nuit 2 : nuit en bivouac à 2350m au Lac Blanc (mon article sur cette magnifique randonnée et mon bivouac en altitude ici)
Nuit 3 et 4 : nuit à Chamonix (1100m) dans un hôtel la veille et le soir de mon école de glace (important d'être en forme et les nuits en bivouac ne sont pas forcément de tout repos) / journée à 1900m sur la Mer de Glace
Nuit 5 : nuit en refuge à Tête Rousse à 3800m (fait partie de l'ascension du Mont Blanc)
Je n'ai eu aucun symptômes se rapprochant du mal des montagnes. Il faut savoir que c'est également une des raisons fréquentes pour laquelle les personnes abandonnent (et si ces symptômes arrivent, il ne faut pas lutter et continuer sa progression car cela peut être très dangereux et aller jusqu'à causer la mort).

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4/ Un équipement léger, confortable et de qualité

Il est essentiel d'avoir :

  • Plusieurs couches de vêtements chauds et respirants. Durant l’ascension, on peut passer d’une température de 30°C dans la vallée à -15°C au sommet, parfois plus froide encore avec les rafales de vent. Ainsi, il faut privilégier la technique de l'oignon avec plusieurs couches qui seront accumulées au fur et à mesure de la montée. Rappelez vous que le froid peut aussi être une raison d'échec à aller jusqu'au sommet.
  • Du matériel technique de qualité : non seulement vous lui confier votre vie mais il facilitera également grandement votre ascension.
  • Un sac léger qui ne contient que l'essentiel : le poids est l'ennemi numéro un en alpinisme. Exit donc tous les accessoires superflus qui ne sont pas indispensables. Petit conseil bon à savoir : une fois au refuge du Goûter, je te conseille de vider toutes tes affaires inutiles à l'ascension dans des bacs disponibles sur place pour continuer la montée jusqu'au sommet en étant le plus léger possible !

Vêtements nécessaires, matériel technique indispensable (et où le louer), accessoires utiles... je vous liste tout dans mon article dédié à ce sujet : Préparer son sac pour l'ascension du Mont Blanc. Je ne m'étale donc pas trop sur le sujet ici.

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5/ Choisir la voie et la durée de l'ascension qui correspond à ton niveau

Il y a plusieurs voies pour monter jusqu'au Mont-Blanc :

  • La Voie Normale (ou Voie Royale) par le refuge du Goûter : fréquentée par 80% de ceux qui grimpent le sommet
  • La Voie des 3 monts réservée aux initiés et confirmés
  • La Voie Italienne également réservée aux initiés et confirmés


J'ai fait pour ma part la Voie Normale qui passe par le Nid D'Aigle, le Refuge Tête Rousse et le Refuge du Goûter.
Là encore, plusieurs options :

  • Le "One shot" depuis la vallée de Chamonix (4000 mètres de dénivelé d'une traite) pour les très grands sportifs voire les professionnels
  • En 2 jours : J1 : Montée jusqu'au Refuge du Goûter et Nuit au Refuge du Goûter / J2 : Ascension et descente jusqu'en bas
  • En 3 jours : J1 : Montée jusqu'au Refuge Tête Rousse et Nuit / J2 : Ascension et Nuit au Refuge du Goûter / J3 : descente en bas

J'ai quant à moi opter pour l'option en 3 jours pour plusieurs raisons :

  • On équilibre l'effort sur 3 jours (avec un effort intense en Jour 2) vs. 2 lourdes journées intenses (déjà que c'était très dur, je n'ose même pas imaginer si j'avais réduit cet effort sur 2 jours)
  • Certaines personnes supportent mal la nuit en altitude au Goûter (qui est tout de même à 3835 m d'altitude), je préférais donc faire cette nuit après l'ascension plutôt qu'avant (et prendre le risque de ne pas dormir de la nuit)
  • L'option 2 jours nécessite de se lever à 2h du matin le jour de l'ascension (vs. 4h30) : 2h30 de sommeil précieuses qui permettent de se donner des forces pour l'ascension (j'ai du mal à m'endormir avant 22h même en sachant que je vais me lever très tôt)
  • Le passage du Couloir du Goûter (très dangereux car de nombreuses chûtes de pierres mortelles) est beaucoup moins dangereux lorsqu'il est pris tôt le matin et que les températures sont encore très froides. Avec l'option 2 jours on traverse ce couloir dans l'après-midi alors qu'avec l'option 3 jours on traverse ce couloir tôt le matin.

Vous l'aurez compris, opter pour la Voie Normale en 3 jours maximise les chances de réussite (et de revenir en un seul morceau...) et c'est celle que je vous conseille ! C'est d'ailleurs l'option qui est de plus en plus prisée par la plupart des alpinistes (notamment pour des raisons de sécurité pour la dernière raison évoquée).

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6/ Ne pas sous-estimer l'importance d'un bon guide et partenaire de cordée

Pour ma part, je suis passée via un organisme (Odyssée Montagne) pour deux raisons : je m'y suis prise au dernier moment (les organismes bookent en avance des places dans les refuges ce qui permet de se décider quelques semaines avant même lorsque les refuges sont déjà complets) et j'étais seule (ils se sont chargés de me trouver une partenaire de cordée pour diviser le prix par 2).


L'inconvénient c'est que vous ne choisissez pas votre guide. Si vous passez en dehors d'un organisme, vous pouvez choisir votre guide. Et croyez-moi, le choix du guide n'est pas à prendre à la légère. Bien sur il doit être un alpiniste expérimenté et formé à la haute montagne, car c'est lui qui vous guidera, vous corrigera et vous préviendra des dangers. Mais pour moi, un bon guide, c'est aussi quelqu'un qui vous donne le courage de poursuivre votre ascension avec énergie et bienveillance. C'est votre coach, votre mentor, celui qui vous poussera à dépasser vos limites.

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Chacun a ses préférence en matière de guide (bavard, prudent, rapide, silencieux...) et je pense que pour passer un bon moment il est important que le guide vous convienne et qu'il y ait une bonne ambiance. Pour s'en assurer, il peut être intéressant de faire une première course plus simple pour vérifier que le courant passe bien entre vous et que vous pouvez avoir confiance en lui.

Etant passée par un organisme, mon guide m'a été imposé. Il n'était pas méchant mais pas encourageant, nous stressait lorsque nous étions trop lentes à nous crier dessus pour dire d'avancer lors des passages compliqués, il n'acceptait pas les pauses, et voulait tout simplement arriver le plus vite possible (alors que nous avions le temps, peu importe qu'on monte le Mont-Blanc en 10h ou 15h tant qu'on le montait moi ça m'allait). A tel point que ma partenaire de cordée a décidé d'abandonner quelques heures avant l'arrivée (elle qui voulait pourtant tant arriver jusqu'au bout). Elle était exténuée. Et notre guide au lieu de la laisser se reposer et nous laisser repartir un rythme lent, à tout simplement préféré redescendre jugeant qu'elle n'était plus apte à monter... J'étais dégoutée...

Mais un miracle s'est produit et j'ai vu monté une cordée de deux (très rare, mais le père de la fille qui montait, Thaïs, avait du abandonner à l'abris de Vallot, et avait pu redescendre avec des guides suisses qui descendaient au Goûter). J'ai donc rejoint Thaïs et son guide Ben.


Ben était tout l'opposé. Dans la bonne humeur, il nous a motivé jusqu'au dernier pas, n'hésitait pas à faire des pauses pour que l'on reprenne notre souffle, des blagues pour nous remonter le moral et nous encourageait quand on était à deux doigts d'abandonner,... On a pu compter sur son soutien et ses conseils et c'est grâce à lui qu'on est arrivés jusqu'en haut ! C'est tout naturellement lui que j'ai d'ailleurs recontacté pour mes ascensions suivantes (Pic Coolidge dans les Ecrins, Grand Paradis en Italie,...).

Ce qui m'amène à mon deuxième point, le choix du partenaire de cordée. Puisqu'il faut un guide pour 2 alpinistes, il faut trouver quelqu'un pour compléter sa cordée. Il est important d'avoir effectué un ou plusieurs sommets avec votre potentiel partenaire de cordée pour s'assurer que votre niveau est plus ou moins similaire. En effet, si un des deux doit faire demi-tour, c'est toute la cordée qui doit redescendre... et c'est très dur à digérer lorsque vous pouvez encore continuer, comme ce fut le cas pour moi. J'ai eu énormément de chance de rencontrer Thaïs et Ben au moment où nous avons fait demi-tour, cela n'arrive quasiment jamais. Encore un énorme merci à eux, sans qui je n'aurais jamais pu aller jusqu'au sommet !

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7/ Réserver sa place en refuge en avance

L'avantage de la nouvelle réglementation, c'est qu'on ne peut monter au Mont Blanc sans avoir réserver une nuit au Refuge du Goûter, et ce refuge est limité à 120 personnes : cela permet donc de limiter considérablement le nombre de personnes au sommet, et éviter cette impression d'autoroute. Durant l'ascension, nous avons croisé peu de personnes et nous étions seuls sur le sommet. C'est un luxe immense de se retrouver seuls sur le toit de l'Europe. Le revers de la médaille c'est qu'il faut penser à réserver sa nuit au refuge relativement tôt (on ne peut donc pas décider de grimper le Mont Blanc en fonction de la météo du lendemain).

Le mythique Refuge du Goûter
Coucher de soleil depuis le Refuge après l'ascension

Les réservations se font sur internet et les places sont rapidement prises d'assaut dès l'ouverture publique des réservations (généralement en 2 fois, début avril et mi mai). L'avantage de passer par un organisme, c'est qu'ils réservent à l'avance des places, ce qui m'a permis d'avoir une place en me décidant trois semaines plus tôt. Vous pouvez également essayer de voir avec votre guide car un quota de places est réservé aux professionnels, mais cela n'est pas garantit.

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8/ Bien s'alimenter et s'hydrater

Sur une ascension du Mont Blanc tu dépenses plus de 10 000 calories, il est donc fondamental de bien s'alimenter pour avoir l'énergie nécessaire à l'ascension. Le petit déjeuner est très tôt et n'est pas forcément copieux : prépare donc des barres énergétiques, des fruits secs ou des pâtes de fruits pour les pauses. L'organisme par lequel je suis passée (Odyssée Montagne) nous avait préparé des sandwichs pour le Jour 1 et 2. La demi-pension était également comprise dans les 2 refuges.

Pique-nique le premier jour
Encas sur le sommet du Mont-Blanc
Repas à Tête Rousse

Il est très important de s'hydrater, en règle générale quand on fait du sport, mais encore plus à un tel niveau d'altitude. On peut vite oublier de boire quand il fait froid (notamment en Jour 2 durant l'ascension où les températures chutent). Pensez à prendre une ou deux grandes bouteilles d'eau (ou remplir votre gourde) au départ. Il est possible d'acheter des bouteilles d'eau au refuge (c'est cher, environ 7€ la grande bouteille mais il n'y a pas d'eau potable et on a pas forcément envie de se trimballer 5 kgs d'eau depuis le départ...).

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9/ Choisir la bonne période de l'année

En saison estivale, la période favorable s’étend de juin à septembre : les refuges sont ouverts et gardés et les remontées mécaniques fonctionnent. De nombreux guides disent qu'il vaut mieux faire l'ascension en juin /juillet car il y a trop de risques de chute de pierres en aout / septembre, mais on entend plusieurs sons de cloches. Pour ma part, j'ai réalisé mon ascension début aout (je n'étais pas disponible en juillet). Il est également possible de faire l'ascension à skis, à partir du mois de mars jusqu’au mois de mai.

Au delà du mois, ce sont bien sur les conditions météorologiques qui détermineront le meilleur créneau pour tenter l’ascension et qui seront aussi un grand vecteur de succès. Cependant, il est difficile de les prévoir à l'avance, il y a donc une bonne part de chance. Pour ma part j'ai eu de la chance car les conditions météorologiques étaient globalement à notre avantage avec un grand ciel bleu une bonne partie de notre ascension, sauf en J3 avec de grosses bourrasques de vents sur des arrêtes aériennes...

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10/ Avoir un mental d'acier tout en connaissant ses limites

Comme je vous l'ai dit, je pense que je n'avais pas les capacités physiques nécessaires pour arriver jusqu'au bout, et je pense sérieusement que tout s'est joué à partir d'un moment au mental. On ne soupçonne pas la capacité du mental à avoir un tel effet sur notre corps. Si vous souhaitez faire le Mont-Blanc il faudra être déterminé et motivé comme jamais. Même avec un entraînement solide, vous allez en baver et vous allez devoir dépasser vos limites. C'est en vous donnant à fond et en ayant un mental d'acier que vous atteindrez le sommet.



J'ai eu de la chance de faire cette aventure dans des conditions favorables : le temps était de mon côté, les températures n'étaient pas trop basses, j'ai relativement bien dormi la nuit,... car les conditions météos (froid, vent, neige), la fatigue ou la résistance à l'altitude peuvent peuvent aussi affecter le mental et l'énergie, et jouer un rôle prépondérant dans la réussite de l'ascension. Il faudra alors redoubler de motivation. Cependant il faut aussi connaitre ses limites et ne pas sous-estimer les premiers signes révélateurs d'un mal aigu des montagnes. Il faut savoir être à l'écoute de son corps si des signes trop importants (nausées, maux de tête,...) se manifestent et savoir renoncer. De la même façon, il faut savoir comprendre son environnement (ou a minima écouter son guide et avoir confiance en lui) s'il estime que les risques liés à l'environnement (risque d'avalanche, chutes de pierres...) sont trop importants pour continuer et qu'il faut faire demi-tour.

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L'ascension du Mont-Blanc est une expérience incroyable, une aventure unique dans un cadre naturel époustouflant. J'espère sincèrement que ces conseils vous aideront à réussir ce défi de taille et je vous souhaite bonne chance pour cette belle ascension ! Et pour d'autres défis et aventure en nature, suis-mois sur Instagram (@clairexplore)


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